Paris: un faux policier démasqué après avoir récupéré des informations confidentielles sur des stars de la téléréalité

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Détenteur d’un casier judiciaire long comme le bras, mais surtout très coutumier du langage policier, l’usurpateur appelait les commissariats en se faisant passer pour un policier afin d’accéder au «fichier».

Ses petites magouilles auraient pu continuer longtemps si une plainte n’avait pas été déposée le 28 juillet par une figure du monde de la téléréalité. Un homme de 33 ans a été mis en examen jeudi 1er septembre dans la soirée pour «usurpation de la qualité de policier», «collecte et diffusion de données», «immixtion dans les fichiers publics» et «escroquerie», apprend-on ce samedi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien . Il a été écroué dans la foulée.

L’homme est soupçonné d’avoir, à Paris mais très probablement dans d’autres villes de France, utilisé un logiciel de spoofing, qui permet de cacher l’origine de l’appel, pour se faire passer pour un policier et appeler des fonctionnaires dans les commissariats. Tout cela dans le but de récupérer des informations confidentielles provenant des fichiers de la police. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’arnaque a fonctionné à de nombreuses reprises. Le petit escroc a ainsi été en capacité de diffuser sur deux chaînes YouTube des données concernant des influenceurs, des vedettes de la téléréalité, des rappeurs ainsi que de parfaits inconnus.

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Le 28 juillet, Magali Berdah, un agent de personnalités de la téléréalité, a déposé plainte après que des informations confidentielles sur son passé judiciaire ont été révélées dans l’une des vidéos du faux policier.

Saisie du dossier, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), en cosaisine avec la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C), s’est rapidement penchée sur les deux chaînes YouTube qui comptent 860 abonnés et 180.000 vues, selon Le Parisien. Les fonctionnaires ont alors constaté que le suspect avait posté une cinquantaine de vidéos où il rend public ses conversations avec les policiers qui lui livrent sans méfiance des informations provenant du traitement d’antécédents judiciaires (TAJ) et du fichier des personnes recherchées (FPR).

«Un acte militant contre les influenceurs et la téléréalité»

Pour arriver à ses fins sans crainte d’être identifié, l’auteur de ces appels aurait usurpé un autre numéro de téléphone, la fameuse méthode du spoofing. En outre, Il maîtriserait parfaitement le langage policier, épelant les noms avec l’alphabet militaire : «alpha», «bravo», «charlie»… Allant parfois jusqu’à donner un faux numéro d’équipage. Selon l’accusation, contactée par Le Parisien, il aurait même proposé de vendre ces données confidentielles pour 50 ou 120 euros.

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Rapidement identifié, il a été arrêté en début de semaine à son domicile d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire (PJ), à Paris. Son téléphone et son matériel informatique ont été saisis et exploités par les techniciens de la PJ. «Les analyses menées sur les voix des vidéos laissent aussi penser qu’il était aidé par des complices», ajoute un procureur qui rappelle que les forces de l’ordre ont également découvert des SMS provenant d’éventuels comparses qui restent à identifier.

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Déjà bien connu de la justice, son casier judiciaire mentionnerait quelque dix-huit condamnations dont trois pour accès frauduleux aux données personnelles.

Lors de son audition en garde à vue, le mis en cause, sans emploi, est globalement passé aux aveux. Il a toutefois réfuté les faits d’escroquerie. «Je ne vends pas les TAJ. Ce n’est pas vrai et ce n’est pas moi. Les tarifs avancés par le procureur viennent d’un commentaire fait par quelqu’un d’autre sur ma chaîne», se serait-il défendu. Plus, il aurait considéré son comportement «comme un acte militant contre les influenceurs et la téléréalité», qui font «rêver la jeunesse avec leurs placements de produits.»

«Il n’a fait chanter personne et n’a pas perçu d’argent», argue son avocat, Me Paul Faucon. Le conseil s’interroge plutôt sur le fonctionnement des forces de l’ordre qui livrent des informations confidentielles sur un simple coup de téléphone.

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