Moscou signifie à la France le caractère «inacceptable» des livraisons d’armes à l’Ukraine

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LE POINT SUR LA SITUATION –Le Figaro fait le point sur la guerre en Ukraine à partir des dernières informations issues de journalistes, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales et d’organisations internationales.

Référendums prévus par les autorités prorusses dans des territoires ukrainiens, l’Ukraine qui menace de liquider la menace russe, Moscou qui hausse le ton face à la livraison d’armes par la France à l’Ukraine … Le Figaro fait le point ce mardi 20 septembre sur les dernières informations liées à la guerre en Ukraine.

Moscou signifie à la France le caractère «inacceptable» des livraisons d’armes à l’Ukraine

La diplomatie russe a signifié mardi à la France le caractère «inacceptable» à ses yeux des livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine, des approvisionnements qui ont facilité une contre-offensive ukrainienne. «L’accent a été mis sur le caractère inacceptable de la poursuite du gavage de l’Ukraine avec des armes occidentales, dont françaises, que le régime de Kiev utilise pour bombarder des installations civiles et des infrastructures», a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, après qu’un vice-ministre, Alexandre Grouchko, a reçu l’ambassadeur français, Pierre Levy.

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Les prorusses convoquent dans l’urgence des «référendums» d’annexion par la Russie

Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d’Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l’urgence du 23 au 27 septembre de «référendums» d’annexion par la Russie, en pleine contre-offensive ukrainienne. Les pouvoirs séparatistes des régions de Lougansk et Donetsk ont annoncé ces votes, tout comme les autorités d’occupation russe de Kherson et Zaporijjia (sud). Ces scrutins, prévus dès cette semaine, interviendront alors que l’Ukraine entrera dans son 8e mois de guerre et que toutes ces zones font l’objet de combats.

Ces «référendums», sur le modèle de celui qui a formalisé l’annexion de la péninsule de Crimée (sud) par la Russie en 2014, dénoncée par Kiev et les Occidentaux, font l’objet de préparatifs depuis plusieurs mois. Le calendrier semble s’être accéléré avec la contre-offensive ukrainienne qui a forcé l’armée russe à la retraite dans le nord-est du pays. C’est le chef du «Parlement» autoproclamé de Lougansk, Denis Mirochnitchenko qui a annoncé le premier que le scrutin aurait lieu, sur quatre jours à partir de vendredi. Peu après, l’agence de presse officielle de Donetsk a annoncé un calendrier identique, tout comme les chefs des administrations d’occupation de Kherson et de Zaporijjia, Vladimir Saldo et Evgueni Balitski.

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L’invasion de l’Ukraine est un «retour à l’âge des impérialismes», accuse Macron devant l’ONU

Le président français Emmanuel Macron a accusé mardi, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, la Russie d’avoir provoqué un «retour des impérialismes» en ayant envahi l’Ukraine fin février. «Ce à quoi nous assistons depuis le 24 février dernier est un retour à l’âge des impérialismes et des colonies. La France le refuse et recherchera obstinément la paix», a martelé le président français. «Qui est hégémonique aujourd’hui si ce n’est la Russie ?», s’est interrogé le chef d’Etat.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est au cœur de cette semaine diplomatique de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations unies. Avec notamment une intervention mercredi du président ukrainien Volodymyr Zelensky – par vidéo grâce à une autorisation spéciale votée la semaine dernière par les Etats membres – et un Conseil de sécurité jeudi au niveau des ministres des Affaires étrangères.

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L’Ukraine menace de «liquider» la menace russe

L’Ukraine a prévenu mardi que la menace russe serait «liquidée», le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, dénonçant un «chantage» russe motivé par «la peur de la défaite». Dans un tweet, le ministère ukrainien de la Défense a estimé que Moscou répétait le référendum d’annexion de l’Autriche par les nazis en 1938, et qu’elle connaîtrait «le sort d’Hitler de 1945». Le chef de la diplomatie Dmytro Kouleba a assuré que l’Ukraine allait «continuer de libérer ses terres».

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Ces annonces interviennent alors que Moscou a subi des revers cuisants début septembre, se retirant de la région de Kharkiv face à la pression des forces de Kiev, fortes des approvisionnements d’armes et équipements occidentaux. L’armée ukrainienne a aussi lancé une contre-offensive sur la région de Kherson dans le Sud. Celle-ci est moins fulgurante, mais Kiev y enregistre également des gains. Elle est aussi à l’offensive dans la région de Lougansk (est), que Moscou avait conquise dans sa totalité au printemps au prix de mois de combats meurtriers.

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«Simulacres» de référendums: la communauté internationale s’insurge contre une «nouvelle escalade» dans la guerre

Les Etats-Unis se sont insurgés ce mardi contre «les simulacres de référendums» que veut organiser «hâtivement» la Russie. «Les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais les prétentions de la Russie sur des parties prétendument annexées de l’Ukraine», a également indiqué Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, lors d’un point presse. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, voit dans ces annonces «une nouvelle escalade de la guerre de Poutine». «La communauté internationale doit condamner cette violation flagrante du droit international et renforcer son soutien à l’Ukraine», a-t-il ajouté.

«Il est très clair que ces référendums fictifs ne sont pas acceptables et qu’ils ne sont pas couverts par le droit international», avait auparavant déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz à la presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. «Tout ceci n’est qu’une tentative d’agression impérialiste que l’on veut ainsi habiller», a ajouté le chancelier, appelant la Russie à retirer ses troupes.

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Poutine défend sa politique «souveraine» avant l’Assemblée générale de l’ONU

Le président russe Vladimir Poutine a promis mardi de poursuivre sa politique étrangère «souveraine» avant l’Assemblée générale des Nations unies, marquée cette année par l’offensive de Moscou en Ukraine. S’il a dépêché son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à New York, aucune allocution de Vladimir Poutine n’est prévue à l’Assemblée générale cette année, dans le contexte de l’intervention russe en Ukraine, largement condamnée dans le monde. Mais en recevant mardi à Moscou les lettres de créance d’ambassadeurs étrangers récemment arrivés, le chef de l’État russe a prononcé un discours qui aurait pu avoir sa place à la 77e édition de la grand-messe diplomatique.

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«Le développement vers la multipolarité se heurte malheureusement à la résistance de ceux qui s’efforcent de garder un rôle hégémonique dans les affaires du monde et de tout contrôler: l’Amérique latine, l’Europe, l’Asie et l’Afrique», a déclaré Vladimir Poutine dans une allusion voilée à Washington. «Il faut bien le dire: ceux qui sont en position d’hégémonie se portent plutôt bien depuis pas mal de temps, mais cela ne peut pas continuer ainsi pour toujours. C’est impossible», a-t-il ajouté. «Nous, la Russie, ne nous écarterons pas de notre trajectoire souveraine. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, nous avons l’intention de davantage promouvoir un agenda international unificateur (…) et contribuer au règlement de graves crises régionales», a ajouté le président russe, qui a lancé en février ses troupes à l’assaut de l’Ukraine voisine.

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Centrale ukrainienne bombardée: Moscou accroît son «chantage nucléaire»

La Russie a renforcé son «chantage nucléaire» contre Kiev avec son bombardement lundi du site d’une deuxième centrale ukrainienne, celle de Pivdennooukraïnsk (Sud), a déclaré mardi le directeur de cette installation Igor Polovitch. Avec le bombardement de cette centrale, «la deuxième phase de leur chantage nucléaire a démarré», a-t-il estimé alors que le site d’une autre installation atomique ukrainienne, celle de Zaporijjia (Sud) avait déjà été bombardée à plusieurs reprises ces derniers mois, ce qui faisait craindre un accident nucléaire.

L’AFP a pu constater mardi la présence d’un cratère profond, parsemé de morceaux d’obus, à quelques centaines de mètres de la centrale de Pivdennooukraïnsk, dans la région de Mykolaïv, lors d’une visite de presse organisée par l’opérateur des centrales nucléaires ukrainiennes Energoatom. À des dizaines de mètres du cratère, un bâtiment que l’AFP n’a pu visiter semblait avoir ses portes et fenêtres soufflées par l’explosion. De l’autre côté du trou, un autre bâtiment, moins détruit, avait également perdu la plupart de ses vitres. D’après le responsable de la sécurité de Pivdennooukraïnsk, Ivan Gebet, policiers et procureurs ont ratissé lundi le site du bombardement à la recherche d’éclats d’obus, qu’ils ont emmenés afin d’identifier le projectile.

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Kiev va recevoir des chars slovènes après un «échange» entre Berlin et Ljubljana

L’Ukraine, en pleine contre-offensive contre la Russie, va recevoir 28 chars de combat de Slovénie, laquelle va en échange se faire livrer par l’Allemagne du matériel militaire, dont 40 camions, a annoncé mardi le gouvernement allemand. «Ensemble, nous complétons ainsi les livraisons directes d’armes à l’Ukraine afin de la soutenir dans sa lutte défensive courageuse contre l’agression russe», a salué dans un communiqué la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht. Les chars d’assaut slovènes sont de type M 55 S, une version très modernisée du tank soviétique T-55 et «sont équipés d’un système d’armement de pointe», selon Christine Lambrecht. En compensation, l’Allemagne «fournit 40 camions militaires (15t), 35 plateaux et cinq réservoirs de carburant provenant de stocks industriels», a ajouté la ministre.

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Erdogan appelle à une sortie «digne» du conflit pour les deux parties

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi devant les Nations unies à trouver une sortie «digne» à la guerre en Ukraine. «Ensemble, nous devons trouver une solution diplomatique raisonnable qui offrira aux deux parties une sortie digne de la crise», a déclaré le chef de l’État à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York.

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Foot: la Russie écartée du tirage au sort de l’Euro-2024

La Russie, sanctionnée en raison de l’invasion militaire de l’Ukraine, a été écartée du tirage au sort des qualifications de l’Euro-2024 de football le mois prochain à Francfort, ont annoncé mardi la Fédération russe et l’UEFA. «La raison provient de la décision de l’UEFA en février de suspendre la participation des équipes nationales et des clubs russes aux compétitions de l’organisation, et ce de facto “jusqu’à nouvel ordre”», a annoncé mardi la fédération russe dans un communiqué. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, le 24 février dernier, l’UEFA, instance européenne du football, et la Fifa, la fédération internationale, ont annoncé conjointement la suspension des sélections nationales et des clubs russes de toutes leurs compétitions «jusqu’à nouvel ordre».

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Cette sanction s’est appliquée dès l’Euro féminin, au début de l’été en Angleterre, où le Portugal a remplacé la sélection russe, et à la Coupe du monde masculine de football à venir au Qatar (20 novembre-18 décembre). Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté en juillet le recours de la Fédération russe de football qui contestait cette suspension. La mise à l’écart de la Russie des qualifications en vue du prochain Euro a été confirmée mardi par l’UEFA, dont le comité exécutif est réuni sur l’île croate de Hvar.

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